Communiqué

Budget 2017-2018

Un budget de rafistolage... et toujours pas grand-chose pour les régions!

Amos, le 29 mars 2017 – Le député d’Abitibi-Ouest, François Gendron, déplore que le gouvernement libéral ait plutôt raté la cible en présentant un budget sans mesure structurante pour nos régions. « Les libéraux nous prouvent une fois de plus qu’ils ne comprennent tout simplement pas les besoins des régions », a‑t‑il indiqué.
 
« Bien que les budgets aient progressé en raison de l’ajout du Fonds d’appui au rayonnement des régions, le FARR, ces montants ne permettent même pas de rattraper ce que nous avons perdu en matière de développement régional au cours des trois dernières années », a ajouté François Gendron.
 
« Je suis déçu de l’absence de vision des libéraux dans le dossier d’Internet haute vitesse en région. L’accès à cette technologie est devenu un service essentiel et, sans cet outil, les régions ne pourront pas se développer à leur plein potentiel. Qu’attend le gouvernement pour lancer un nouvel appel de projets pour Québec branché, et pourquoi ne pas y mettre les moyens nécessaires? Sans des actions concrètes en ce sens, les beaux discours des libéraux n’ont aucune valeur! », a-t-il poursuivi. Rappelons que le Parti Québécois propose d’investir une fraction du dépôt annuel au Fonds des générations dans un vaste projet pour brancher tous les Québécois à Internet haute vitesse parce que ça aussi c’est intergénérationnel.
 
 « Rien pour le transport régional. Ni pour venir en aide aux aéroports régionaux, ni pour favoriser les initiatives régionales visant la diminution des coûts des billets », a par ailleurs dénoncé le député Gendron.
 
« Alors que nous devons composer avec de réels défis socioéconomiques, il n’y a rien dans ce budget pour les régions ressources, aucune mesure spécifique pour accroître leur attractivité. Notons que sur les 45 M$ annoncés pour le Plan Nord, 19 seront consacrés à la construction d’un institut nordique... à Québec! », a par ailleurs relevé le député d’Abitibi-Ouest.
 
« Le premier ministre s’était engagé, le 8 décembre dernier, à donner des garanties de prêt à l’industrie du bois d’œuvre si le gouvernement fédéral ne le faisait pas. Or, il n’y a toujours rien pour nos 60 000 emplois en péril; c’est un nouveau bris de promesse de la part du gouvernement libéral », a-t-il aussi déploré.
 
Un budget qui ne répare même pas les dommages
« Nous avons ici le budget de l’année préélectorale. Après trois ans de démolition, les libéraux promettent de rafistoler. Après avoir coupé dans les services et augmenté le fardeau fiscal de 1500 $ par famille, le gouvernement libéral promet aujourd’hui un remboursement partiel aux patients, aux aînés, aux élèves et aux familles. Ne soyons pas dupes; il ne répare qu’en partie les

dégâts faits dans les réseaux d’éducation et de santé, dans les poches des familles et dans les régions du Québec. Grosses coupes, puis réparation partielle : c’est la recette libérale. Ce budget est clairement un aveu de culpabilité des libéraux, mais leurs excuses sont bien insuffisantes », a poursuivi le député.
 
Des constats décevants
·         En éducation : Après avoir remercié pendant trois ans des professionnels en éducation, les libéraux promettent d’en réembaucher une partie. Conclusion : ils n’auraient jamais dû les congédier.
·         En santé : Après avoir nié les effets de l’austérité sur les soins aux patients, tout en continuant à donner des centaines de millions aux médecins, ils promettent un réinvestissement partiel, tout en ajoutant 419 M$ à la rémunération des médecins. Or, ce réinvestissement dépend entièrement de l’obtention d’une nouvelle entente avec les médecins, sans quoi, 469 M$ devront être enlevés aux patients et ajoutés à la rémunération des médecins. Toutes les promesses en santé reposent donc sur une entente purement hypothétique, et cela risque, encore une fois, de se solder par des compressions en santé pour compenser le traitement royal accordé aux médecins par les libéraux.
·         Pour les familles : Après avoir pris 1500 $ dans les poches des familles québécoises, les libéraux promettent de leur remettre 500 $ en abolissant la taxe santé et en réduisant les impôts de 55 $ par personne.
·         En économie : Après trois ans de diminution des investissements des entreprises, nous observons les dégâts : la croissance sera plus basse que celle de l’Ontario et des États‑Unis.
·         Pour l’emploi : Après avoir promis l’effet libéral et la création de 50 000 emplois par année, force est de constater que la cible ne sera pas atteinte.

Le fardeau fiscal augmente encore
« Malgré l’abolition de la taxe santé, le gouvernement libéral constate lui-même que depuis son arrivée au pouvoir, les Québécois ont subi une augmentation du fardeau fiscal de 900 M$ par année. Incluant l’an dernier, ils paieront cumulativement 4,3 G$ de plus de leurs poches. Le budget le précise noir sur blanc : la baisse d’impôt sera de seulement 55 $ par personne. L’augmentation représentera encore 1000 $ par famille », a conclu le député d’Abitibi-Ouest, François Gendron.

 
 

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