Communiqué

Bilan de session

Trop de dossiers qui traînent sans raison!

Amos, le 18 juin 2018 — Le député d’Abitibi-Ouest et vice-président de l’Assemblée nationale, François Gendron, complète cette dernière session parlementaire de façon positive grâce à des gains intéressants pour la région. Par ailleurs, il se désole de voir que certains dossiers qui devraient être réglés ne le sont toujours pas.
 
La Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques a fait couler beaucoup d’encre depuis l’automne dernier avec la levée de boucliers de plusieurs instances municipales et autres groupes. Il fallait moduler le principe des compensations financières qui pouvait mettre un frein incroyable au développement. « Cet hiver, mon collègue Sylvain Gaudreault est venu rencontrer les intervenants avec moi. Il les a entendus, compris et défendus en commission parlementaire. Finalement, la ministre Melançon a entendu raison et annoncé la modulation des compensations financières ce qui représente une nette amélioration pour la région », a déclaré François Gendron.
 
Le député d’Abitibi-Ouest se réjouit également de l’augmentation du soutien pour l’industrie forestière, notamment pour les propriétaires de forêt privée qui réclamait un réinvestissement depuis longtemps. « La forêt est une industrie importante pour la région et le gouvernement se doit de l’accompagner. On ne peut que s’en réjouir », a-t-il mentionné.
 
Les infrastructures attendent toujours
 
Le député Gendron est beaucoup moins heureux lorsqu’il se tourne vers le CHSLD de Macamic qui fait toujours du surplace. « Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue attend toujours l’autorisation du ministère dans le dossier. Ça n’a pas de bon sens! Quand on dit qu’on s’occupe mal de nos aînés, en voilà un exemple concret. Un gouvernement responsable qui s’est dégagé une marge de manœuvre ne doit pas attendre si longtemps pour donner le feu vert à un projet priorisé par le CISSSAT », a-t-il ajouté. 
 
La situation est tout aussi déplorable à Amos alors qu’un investissement de 130 M$ dort toujours aux abords de la route 111. Bien que la Société québécoise des infrastructures (SQI) se soit commise sur une inauguration prévue en août 2018, le député Gendron demeure sceptique. « C’est un véritable fouillis cette histoire-là! De plus, il manque de personnel qualifié pour fonctionner adéquatement. C’est pas difficile à comprendre ça », s’est-il exclamé.
 
Amos n’est pas en santé 
 
Le doyen de l’Assemblée nationale se dit également interpelé par les cris du cœur en provenance de l’hôpital d’Amos depuis plusieurs mois. « Cet hôpital dont on était si fier de la qualité des services offerts. Le personnel professionnel qui les dispensait est épuisé et déçu. Le traitement des dossiers

comme la résonance magnétique, Optilab ou encore l’agrandissement de l’urgence démoralisent le monde. Je suis obligé de dire que le responsable, c’est le docteur Barrette », a ajouté le député d’Abitibi-Ouest.
 
Pour François Gendron, le ministre de la Santé et des Services sociaux a fait preuve d’un manque de compassion énorme dans le traitement des dossiers de la santé en région, en particulier pour Amos. La demande des ambulanciers pour la transformation des horaires de faction en horaires à l’heure en est un autre bel exemple. « Lorsqu’on obtient un consensus avec des chiffres clairs et des études intelligentes et documentées, un ministre devrait donner suite aux demandes », a poursuivi M. Gendron.
 
Une première en carrière
 
La feuille de route du député d’Abitibi-Ouest est longue. Au cours de sa carrière, il a obtenu plusieurs  ministères et exercé pratiquement toutes les fonctions parlementaires. Malgré cela, le dernier mandat aura été une autre espèce de première pour lui ayant dû agir à titre de ministre responsable de l’Abitibi‑Témiscamingue parallèle. En effet, le député Gendron n’a jamais été autant sollicité par les organisations régionales pour porter les consensus régionaux que durant les 4 dernières années.
 
Il cite en exemple la mobilisation sans précédent « Touche pas à ma région! » ou encore cette volonté maladive de fusionner les commissions scolaires au début du mandat. « Les gens arrivent et me disent : François, faut que tu prennes ce dossier et que tu parles au ministre concerné. Je comprends que certains dossiers n’obtiennent pas d’appui assez large dans la société civile, mais il y a trop d’exemples où le ministre « libéral » n’a simplement pas livré la marchandise comme il en avait la responsabilité », a-t-il déclaré.
 
François Gendron croit dur comme fer en une chose essentielle : le modèle régional fonctionne à cinq pôles de développement ou les 5 territoires de MRC. « Luc Blanchette m’a trop souvent répété à moi et à d'autres que, pour lui, l’Abitibi-Témiscamingue c’est deux pôles : Val-d’Or et Rouyn-Noranda. Je n’accepterai jamais ça. Notre territoire est trop riche de ses ressources et de sa population pour  adhérer à ce modèle réducteur. Vous pouvez compter sur le Parti Québécois pour empêcher ce glissement qui serait néfaste pour la région de l’Abitibi-Témiscamingue », a conclu le député d’Abitibi‑Ouest, François Gendron.

 

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