Communiqué

La faune laissée pour compte

Qu’attend le ministre Blanchette pour agir ?

Amos, le 12 mai 2017 — Le Parti Québécois d’Abitibi-Témiscamingue s’inquiète de l’avenir du secteur faunique au Québec. Les décisions gouvernementales ternissent cette industrie qui joue un rôle important dans la région. Pour son président, Gabriel Massicotte, l’attitude du ministre Luc Blanchette à l’égard des dossiers fauniques ne laisse présager rien de bon pour le futur.
 
Le dernier budget Leitão le confirme : la faune est loin d’être une priorité pour le gouvernement actuel. C’est un problème de financement qui explique le cafouillage observé dans de nombreux dossiers litigieux : caribous forestiers de Val-d’Or, poissons-appâts, nombre insuffisant d’agents de la faune... D’un côté, le gouvernement ne daigne pas investir l’argent public nécessaire, mais de l’autre, il ne se prive pas d’augmenter les tarifs pour les imposer aux chasseurs et pêcheurs.
 
« Depuis son arrivée en poste, on l’entend partout : le ministre Blanchette est inaccessible. Il ne fréquente pas la clientèle de l’industrie faunique. Il prend des décisions unilatérales sans consulter les intervenants. Il a pourtant le pouvoir de changer les choses. S’il souhaite démontrer qu’il a un réel engagement envers ses dossiers, il posera des gestes concrets pour renverser la vapeur », a critiqué M. Massicotte.
 
Pour sa part, le député d’Abitibi-Ouest, François Gendron, déplore le manque de transparence du ministre. « Il est inquiétant de constater que le ministre de la Faune ne s’entend pas avec le personnel de son propre ministère en région. On lui fait des recommandations et M. Blanchette les ignore. C’est vrai dans le dossier des ménés morts. C’est vrai dans le dossier des caribous » a-t-il conclu.
 
 

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