Communiqué

Budget 2017

« L’Abitibi-Témiscamingue n’apparaît pas sur l’écran radar du ministre des Finances » - François Gendron

Amos, le 29 mars 2017 — Le député d’Abitibi-Ouest et vice-président de l’Assemblée nationale, François Gendron, n’est pas impressionné par le modeste répit offert aux contribuables québécois. Le budget tente de recoller les pots cassés, mais il faudra davantage pour réparer les dégâts engendrés par l’austérité toxique, en particulier les dommages permanents causés au réseau de l’éducation.  
 
« Le gouvernement libéral étale ses surplus et se targue d’être un bon gestionnaire. Or, les faits sont tout autres. Lorsqu’on pige 1500 $ dans la poche des familles et qu’on ne retourne que 500 $, ce n’est pas très impressionnant. D’ailleurs, les analystes s’entendent pour dire que les compressions ont été trop sévères en début de mandat. De vrais bons gestionnaires réussissent à épargner les familles, les élèves, les aînés et les personnes les plus défavorisées », a dénoncé le député d’Abitibi-Ouest.
 
François Gendron est déçu de constater que le financement des organismes communautaires n’a pas été augmenté. Ces groupes crient famine. À la suite de la réforme Barrette, ils ont été les premiers à absorber les clientèles orphelines de services. « S’il y a un groupe qui méritait un rehaussement, c’est bien le communautaire. Il est urgent de leur donner les moyens de poursuivre leur bon travail. Les travailleurs accidentés, les victimes d’agressions sexuelles, les personnes souffrant d’une maladie mentale ont besoin de soutien », a ajouté M. Gendron.
 
 
Les régions négligées

Le doyen de l’Assemblée nationale s’étonne de ne voir aucune mesure spécifique pour la foresterie et l’agriculture. Ce sont des industries qui font face à d’énormes défis et qui ont fait part de leurs doléances au cours des derniers mois. On ne les a pas écoutées.
 
Il n’y a rien de nouveau non plus dans ce budget pour améliorer l’accès à Internet haute vitesse et à la téléphonie cellulaire, des services cruciaux pour le développement de l’Abitibi‑Témiscamingue. « Nous proposions de geler les salaires des médecins pour dégager les sommes nécessaires pour brancher les milieux ruraux, mais aussi pour soutenir comme il se doit les familles et les clientèles vulnérables. Ça aurait pris un peu plus de courage! », a poursuivi le député Gendron.

En santé, l’augmentation des dépenses sera de 3,6% pour les soins aux patients et de 6% pour les salaires des médecins. Pour les libéraux, il est visiblement plus facile de trouver de l’argent pour payer les docteurs que pour soigner malades.
 
De gros défis pour le ministre Luc Blanchette

On est toujours dans le flou concernant les projets majeurs pour le développement de l’Abitibi‑Témiscamingue. « Combien de temps faudra-t-il attendre pour les voir se concrétiser?  Aura-t-on droit à des coupures de ruban à quelques mois ou semaines des élections ? J’ai hâte de voir quand et comment notre ministre régional sera en mesure d’annoncer la conclusion des dossiers régionaux qui ne font présentement que du surplace », a questionné en conclusion le député d’Abitibi-Ouest, François Gendron.
 

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