Communiqué

Bilan de la session parlementaire

« Il est trop tard pour effacer l’ardoise » - François Gendron

Amos, le 11 décembre 2017 — L’histoire se répète. Le député d’Abitibi-Ouest, François Gendron, constate que les libéraux utilisent encore la même stratégie : couper massivement  dans les services publics pour mieux redonner des fractions de ce qu’ils ont pris. C’est ainsi qu’ils financent leur campagne électorale anticipée sur le dos des Québécois.
 
Au cours de la dernière session parlementaire, on a assisté à quelque chose que l’on n’avait pas vu dans les trois premières années : le duo Bourgeois-Blanchette sur toutes les tribunes très  heureux d’annoncer des « bonnes nouvelles ». « On ne les a pas vus souvent défendre les intérêts de la région », de déclarer M. Gendron.
 
Les députés Blanchette et Bourgeois ont eux aussi porté les deux mêmes gros éléments que le Parti libéral : un déficit grossi et exagéré et une réduction radicale des budgets des deux plus importantes missions de l’État : la santé et l’éducation.
 
Les annonces ont été nombreuses : Fonds d’appui au développement des régions, soutien pour les Autochtones, aide en santé mentale pour les jeunes en difficulté, investissements pour la restauration des écoles et l’aide aux élèves. « La méthode n’est pas très compliquée. Ils nous ont dépouillés de nos outils de développement et, la dernière année avant l’élection, les ministres viennent mettre un peu de baume sur les nombreuses situations déplorables. Les principaux défis de la région restent entiers. La multiplication des consultations et les visites répétées des ministres ne masqueront pas la réalité régionale », de mentionner  François Gendron.
 
Concrètement, on ne dénote aucun progrès ni pour la réussite éducative ni pour l’attraction de la main-d’œuvre. Les services de proximité en santé disparaissent graduellement et l’aide aux élèves en difficulté est toujours déficiente, trop de ceux-ci sont toujours dans les classes régulières, le transport interrégional est très problématique pour le futur, la prison régionale n’est pas ouverte (investissement de 128 millions non utilisé), CHSLD toujours en discussion malgré trois annonces, très lente progression du centre régional de radiothérapie et on ignore toujours quel est le plan pour brancher les foyers à Internet haute vitesse. Dans ce dossier, le gouvernement a fait pleuvoir des millions partout au Québec, mais on attend toujours des précisions pour l’Abitibi-Témiscamingue.
 
Libéraux et caquistes n’ont pas les bonnes priorités
 
L’annonce récente de la baisse de la taxe scolaire est tout simplement grotesque et électoraliste. Comment peut-on affirmer sérieusement que l’éducation est une priorité et priver le réseau de 670 M$ ? Quand la CAQ et le PLQ parlent des familles québécoises, ils ne pensent qu’aux portefeuilles. Au Parti Québécois, la famille rime plutôt avec services de qualité pour les tout-petits, les patients et les aînés.
 
« La Protectrice du citoyen a été on ne peut plus claire. L’austérité libérale a frappé durement les personnes vulnérables, les enfants en difficulté et les aînés en perte d’autonomie. Les libéraux sont allés trop loin et tentent maintenant de jouer aux séducteurs avec leurs belles annonces. Heureusement, les Abitibiens et les Témiscamiens ne sont pas dupes. Ils savent qu’ils ont été floués. Il est grand temps de se donner un vrai gouvernement pro-région et c’est exactement ce que le Parti Québécois proposera en 2018 », de conclure le député d’Abitibi-Ouest François Gendron.
 
 

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