Communiqué

Identités locales et régionales

Faire connaître leurs racines aux enfants du Québec

Québec, le 4 mars 2018 – S’inspirant d’initiatives à succès comme Enseigner le Kamouraska, la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire et de persévérance scolaire, Carole Poirier, et le porte-parole en matière d’identité nationale, Pascal Bérubé, ont annoncé qu’un gouvernement du Parti Québécois, par le biais de projets pilotes, offrira aux élèves de 2e et 3e cycles du primaire des activités de découverte, de familiarisation et d’attachement à leur identité, à leur histoire et à leur réalité.
 
EN BREF
 
Par le lancement de projets pilotes, un gouvernement du Parti Québécois entend offrir aux élèves québécois de 2e et 3e cycles du primaire des activités de découverte, de familiarisation et d’attachement à leur histoire locale et régionale.
Ces activités, en lien notamment avec les MRC et les sociétés d’histoire locales, s’inscriront aux domaines actuels « Univers social » et « Science et technologie » ou dans le cadre du cours d’éducation à la citoyenneté qui remplacera le cours Éthique et culture religieuse.
Une somme de 20 M$ sera allouée annuellement pour couvrir les coûts des projets éducatifs, qui devront répondre à des critères précis.
Dix demi-journées y seront consacrées sur 3 ans. 
 
« Le lancement de ces projets pilotes vise à offrir aux élèves de 2e et 3e cycles du primaire l’occasion de développer un attachement à leur région. L’apprentissage de l’environnement local, y compris historique, tel que nous le proposons, s’insèrera dans le cadre des domaines actuels « Univers social » et « Science et technologie » ou dans le cours d’éducation à la citoyenneté que nous souhaitons mettre en place. Les écoles participeront aux projets pilotes sur une base volontaire d’abord, puis les activités seront étendues graduellement à l’ensemble du Québec. Ces activités seront déterminées selon les besoins et les réalités des milieux. Nous croyons que cette proposition aura un impact très positif sur la connaissance de l’identité et de l’histoire locale et régionale de nos jeunes », a exposé Carole Poirier. 
 
« Nous habitons le Québec, oui, mais d’abord, nous vivons dans un quartier, un village, une région. Connaître son milieu de vie, le territoire que nous fréquentons quotidiennement, l’apport des hommes et des femmes qui l’ont façonné fait partie de l’ancrage local et national de chacun d’entre nous », a pour sa part expliqué Pascal Bérubé.
 
« Nous nous sommes inspirés du projet Enseigner le Kamouraska; cette initiative bas-laurentienne, développée par la MRC de Kamouraska et offerte depuis 4 ans, vise à accroître la connaissance et la fierté des jeunes à l’égard de notre territoire. Notre programme, une fois pleinement implanté, sera doté d’un budget de 20 M$, une somme qui servira à couvrir les coûts des projets éducatifs », a conclu le porte-parole.
 
 
Annexe                                                        
Un État fort au service de la nation
 
Nous habitons le Québec, oui, mais d’abord, nous vivons dans un quartier, un village, une région. Et, à bien y regarder, nous en connaissons très peu sur notre milieu de vie, sur ce territoire que nous fréquentons pourtant quotidiennement. Cela n’a rien pour nous rapprocher d’une participation à la vie de nos communautés.
 
Prendre plaisir à en apprendre sur son milieu de vie, ses principales caractéristiques, sa géographie, ses atouts économiques et culturels, ses forces et son histoire nous semble une manière forte d’intéresser les enfants à la vie de leur communauté et de leur société.
 
Il nous apparaît essentiel de développer chez eux un sentiment d’appartenance à leur milieu de vie, de faire en sorte qu’ils se sentent partie prenante de ce qui s’y déroule et de ce qui l’a forgé. L’apprentissage de la citoyenneté, le façonnement d’une responsabilité à l’égard de notre milieu de vie peuvent difficilement se faire en retrait de cette société.
 
De la même façon, l’attachement au Québec – aussi bien pour les nouveaux arrivants que pour les enfants de familles installées ici depuis des siècles – passe par la connaissance que nous en avons. Et cette connaissance commence par là où, enfant, nous vivons : de Blanc-Sablon sur la Côte‑Nord à Ville-Marie au Témiscamingue.
 
L’exemple du Kamouraska
Dans le Bas-Saint-Laurent, le projet Enseigner le Kamouraska, une initiative pour accroître la connaissance et la fierté des jeunes à l’égard de notre territoire, est développé par la MRC de Kamouraska depuis maintenant 4 ans. Son objectif : que les jeunes puissent connaître leur territoire d’appartenance avant de penser, plus tard, y fonder un projet de vie ou un projet d’affaires. Initié par la MRC de Kamouraska, en partenariat avec la Commission scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup, ce projet est offert aux jeunes de 3e cycle du primaire de la région.
 
Regroupant une dizaine de partenaires publics, privés et même des centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT), ce projet a reçu, en 2016, le prix Leadership municipal de la FQM. Cette initiative est unique au Québec et s’arrime à une démarche de développement rural fortement liée à la rétention des jeunes au Kamouraska. Démonstration d’un partenariat socioprofessionnel réussi entre le monde de l’éducation et les acteurs du développement, cette mesure touche également, en corollaire, les enseignants et, bien entendu, les parents.
 
Des activités animées par des professionnels du milieu et des sorties enrichissantes sont développées et offertes dans des lieux tout à fait uniques. Ces expériences ne constituent pas des activités parascolaires; elles sont plutôt intégrées dans le cursus scolaire, en harmonie avec la Progression des apprentissages en Univers social et en Science et technologie.
 
Chaque classe participante a la chance de vivre 2 des 6 expériences suivantes chaque année :
 
1.       La visite d’un centre de transformation bioalimentaire, où les élèves produisent eux-mêmes un aliment et dégustent des produits du terroir (agroalimentaire);
 
2.       La découverte d’un sentier magnifique, où ils observent les nombreux trésors des sous‑bois, notamment l’univers des champignons forestiers comestibles (forêt);
 
3.       Un circuit guidé leur permettant de décoder les éléments marquants de notre paysage, de notre architecture et de notre patrimoine (patrimoine et paysage);
 
4.       La visite d’un centre d’innovation spécialisé en technologie physique, en robotique et en efficacité écoénergétique, où ils constatent l’ampleur des possibilités pour exploiter les ressources naturelles de manière responsable (énergie);
 
5.       Une excursion le long d’une rivière, pour découvrir le concept de bassin versant et l’impact de l’activité humaine sur nos cours d’eau (environnement);
 
6.       Une sortie en bateau vers l’archipel de l’île aux Lièvres, pour y découvrir l’écosystème insulaire, la formation rocheuse de ces îles et l’histoire maritime qui s’y rattache (environnement).
 
 
Un État fort au service de la nation
Par le biais de projets pilotes, un gouvernement du Parti Québécois, s’inspirant de programmes à succès déjà mis en place comme Enseigner le Kamouraska, offrira, à raison de 10 demi-journées sur 3 ans, aux élèves de 2e et 3e cycles du primaire des activités de découverte, de familiarisation et d’attachement à leur identité, à leur histoire et à leur réalité, et ce, dans le cadre de leur horaire scolaire régulier. Les écoles participeront sur une base volontaire d’abord, puis le programme sera étendu graduellement à l’ensemble du Québec.
 
Ces activités :
·       Contribueront aux apprentissages prévus à l’agenda scolaire des enfants et seront conformes à la Progression des apprentissages au primaire, notamment dans le domaine Géographie, histoire et éducation à la citoyenneté et dans le domaine Science et technologie.
·       N’ajouteront pas de temps au calendrier scolaire.
·       Offriront l’occasion aux élèves d’apprendre à partir d’expériences, de situations concrètes qui ont du sens pour eux.
 
Ce programme sera doté d’un budget de 20 M$.
 
Cette somme servira à couvrir les coûts de projets éducatifs dont l’objectif sera de favoriser une connaissance à la fois vivante, actuelle et diversifiée de l’histoire locale et régionale des élèves de 2e et 3e cycles du primaire.
 
Les projets soutenus devront répondre aux critères suivants :
 
·       S’appuyer sur un partenariat entre les enseignants, les écoles, les commissions scolaires, les sociétés d’histoire et les services de proximité (MRC, arrondissements, communautés autochtones).
 
·       Mettre à contribution l’expertise de conseillers pédagogiques qui s’assurent de l’appariement entre les activités offertes aux élèves et les apprentissages prévus au programme de l’école primaire québécoise, notamment dans le domaine Géographie, histoire et éducation à la citoyenneté et dans le domaine Science et technologie, et ce, en conformité avec la Progression des apprentissages au primaire.
 
·       Mettre à contribution l’expertise d’animateurs ou de partenaires familiers avec les activités économiques ou culturelles du territoire et sensibles aux défis particuliers d’intégration et de familiarisation qui concernent les enfants de familles immigrantes encore peu enracinées au Québec.
 
·       Privilégier les expériences et les activités à l’extérieur de l’école en mettant les enfants en contact direct avec leur milieu de vie (visites, excursions, explorations dans le milieu naturel, les parcs, les entreprises, la trame urbaine, etc.).
 
·       Privilégier les activités qui permettent l’acquisition de connaissances historiques en lien avec la localité, la région, le quartier, l’arrondissement ou la communauté.
 
 

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